ETA6655 (Pratiques professionnelles et éthique) Billet 3 : de l’autonomie au plan d’intervention

Ce billet est le troisième d’une série écrite dans le cadre du cours Pratiques professionnelles et éthique à l’Université de Montréal. Il nous est demandé d’effectuer un journal de bord réflexif suite aux échanges et lectures du cours. Au lieu de garder tout cela en vase clos, j’ai décidé, avec l’accord du professeur titulaire, de publier le tout ici.

Dans une discussion, nous avons mentionné l’autonomie autant en parlant de l’autonomie professionnelle que de l’autonomie des élèves. L’autonomie de l’enfant versus l’autonomie du vieillard, on avance dans la vie en développement notre autonomie pour ensuite la perdre. La vie comme courbe normale. L’idée était un peu de relativiser lorsque nous mentionnons qu’il faut « développer l’autonomie de l’enfant » dans le cadre de cibles scolaires. Tout d’abord, parce que cela est hyper vague comme terme et peut vouloir dire une chose différente pour chaque personne l’utilisant, et aussi parce qu’il est contextuel. Une enseignante de maternelle peut l’utilisant en parlant de l’habillement de façon autonomie, je peux personnellement l’utiliser en faisant référence à la mise au travail sans rappel de ma part et une autre en déficience intellectuelle pourrait le faire en parlant du transport en commun.

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Les amis critiques et les relations professionnelles (ETA6655 : billet #2)

Ce billet est le deuxième d’une série écrite dans le cadre du cours Pratiques professionnelles et éthique à l’Université de Montréal. Il nous est demandé d’effectuer un journal de bord réflexif suite aux échanges et lectures du cours. Au lieu de garder tout cela en vase clos, j’ai décidé, avec l’accord du professeur titulaire, de publier le tout ici.

Les amis critiques, et non les amis critiquent. Nuance très importante. J’ai été introduit à ce concept par M. Claude Lessard à l’époque où il était encore professeur à la faculté des Sciences de l’Éducation de l’Université de Montréal et qu’il n’était pas encore président du Conseil Supérieur de l’Éducation, dans le cadre d’un cours en analyse des politiques éducatives. Les amis critiques, ce sont les entités (états, institutions, personnes, etc.) ayant des objectifs compatibles et convergeant, généralement un schème de valeurs similaire, bref, ils jouent pour la même équipe. Ces amis peuvent (et honnêtement, doivent) garder un recul lorsque cela est pertinent et le dire tout haut. J’y vois un lien avec le cours de pratiques professionnelles et éthique. Pour ce faire, j’emploierai un concept vu dernièrement, soit celui de profession.

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Teaching the same old crap

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«Technology schould not be use for teaching the same old crap» est une itération fréquemment entendue et qui reçoit généralement un accueil dithyrambique, en tout cas, sur Twitter du moins. J’avoue la formule sexy, on veut faire l’école autrement, préparer les élèves pour le futur et tutti quanti. Cependant, je n’arrive simplement à être enthousiaste comme certains collègues pour une seule et bonne raison : ça ne tient pas la route.

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ETA6655 (Pratiques professionnelles et éthique) Billet 1 : débrousaillage sémantique

Ce billet est le premier d’une série écrite dans le cadre du cours Pratiques professionnelles et éthique à l’Université de Montréal. Il nous est demandé d’effectuer un journal de bord réflexif suite aux échanges et lectures du cours. Au lieu de garder tout cela en vase clos, j’ai décidé, avec l’accord du professeur titulaire, de publier le tout ici.

De la philosophie! Cela fait un petit bout que je n’ai pas pris un moment pour ce sujet. La dernière fois c’était probablement pour les quelques séances auxquelles j’ai assistées avec le Collège néo-classique (que je recommande fortement d’ailleurs). Prendre mes mercredis soirs à des fins réflexives, je ne dis pas non!

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Le tabou

Brouillon datant de juin, je l’ai récupéré ce matin avec quelques petites modifications. Bonne lecture!

Si vous suivez un tant sois peu la twittosphère, un débat semble faire rage et comme tout débat sur les réseaux sociaux, il faut prendre le tout avec un grain de sel. On a parfois l’impression que les débats sur Twitter sont différents reflets de la société, mais bien franchement on parle quand même d’un groupe, ayant souvent les mêmes affinités, s’approuvant mutuellement (plate de même), en éducation du moins. C’est pourquoi je trouve que Twitter est un très endroit inadapté pour échanger et débattre, mais un excellent pour s’échanger de l’information. Un débat, ça prend des parties opposées, une argumentation travaillée et souvent on voit le même côté de la médaille s’obstiner vertement sur des choses qui ne sont pas mutuellement exclusives… et ça c’est quand on ne vit pas dans une bulle, tout simplement.

Toujours est-il, malgré le relatif consensus twittérien datant de mathusalem (environ 2009), je sens des petits débordements (enfin!). Et là, entendons-nous, je n’y vais pas d’une analyse sérieuse. J’essaie simplement de me faire une tête dans ce clivage que je semble percevoir à l’horizon. Dans le coin gauche (juste pour vous embêter) : l’efficacité, l’efficience et les méchantes données probantes à leur service, suppôts de l’OCDE (qui est évidemment Belzébuth réincarné, le démon, pas le chat de la chanson) s’ils en sont. Dans le coin droit, la créativité, la liberté et le salut de l’humanité. Oui, c’est volontairement et vulgairement brossé comme portrait, mais je l’ai dit, je n’ai pas envie d’être sérieux parce ce que ce débat se prend trop au sérieux. Les données issues de la recherche décrivent, point. Après ça, il y a évidemment risque de récupération erronée et il faut rester sur ses gardes, mais en faire fi et se faufiler est, à mon humble avis, un manquement professionnel. Faire preuve d’esprit critique c’est agir à la lumière des informations que l’on a sous la main (après évaluation sérieuse, s’entend). J’aime bien la réflexion de Karsenti tweeté par Jacques Cool il y a quelques jours et rapporté dans un billet du CFORP où il cite Schön et la notion des savoirs d’expérience. D’ailleurs son livre, The Reflexive Practitioner, apporte une lumière intéressante sur la validité de ces savoirs d’expérience. La recherche doit s’y abreuver pour les valider, les diffuser.

C’est comme le débat des compétences versus les connaissances. Je n’arrive tout simplement pas à comprendre en quoi ces deux éléments sont mutuellement exclusifs (après ça, après rencontre de CP, il y a effectivement une position où les connaissances sont effectivement sans importance et j’en fus sidéré) . Tout comme la créativité et la fierté de réussir un examen du ministère. C’est un ou l’autre, jamais les deux. Vous me donnez l’impression que je dois choisir un côté lorsqu’au même moment je ne comprends pas comment vous faites pour créer ces fameux côtés. Si on y va dans les extrêmes (Summerhill vs une école de scribes du 15e siècle), d’accord, ça aide à imager, mais concrètement, tout le monde se situe à peu près au milieu en penchant d’un côté ou de l’autre, en empruntant souvent à l’autre pour son propre côté (vous me suivez toujours?). Je peux évidemment me tromper, mais c’est ce que je perçois, et l’affaire c’est que j’aime être mitoyen, trouver des compromis. Peut-être suis-je idiot de ne pas me rendre compte à quel point vos deux côtés sont mutuellement exclusifs, mais honnêtement, j’en doute (j’ai cette prétention).

Et le truc, c’est qu’un débat sur Twitter, c’est d’une horreur sans nom à suivre et à intervenir. Perso je déteste. Je trouve que c’est très inspirant, très orientant, très outillant, on y fait de superbes rencontres et cela crée des occasions impossibles (ou difficiles) autrement, mais rien ne bat une franche discussion, arrosée siouplait. Ce n’est pas les occasions qui manquent, des USPPP à Clair … ou pourquoi pas un Tweetup? Nouvelle année, petite rencontre?

Retrait passager, retour progressif

C’était plutôt le silence radio depuis mars, qui était encore un billet sur le manque de billets. Si je sors un recueil, ça va être PASSIONNANT. Alors plus sérieusement, j’ai été moins actif dans les derniers mois et c’est bien normal. Plusieurs changements ont eu lieu, dont mon milieu de travail. En juillet dernier, j’ai effectivement quitté mon emploi comme conseiller pédagogique pour relever de nouveaux défis. Les raisons étaient multiples et ce n’est pas l’endroit pour vous en faire part en long et en large. Je devais simplement quitter, car j’avais l’impression de tourner un peu en rond. Les changements que je voulais voir, notamment en lien avec mes mandats, ne pouvaient pas se produire…entre autres choses.

Après sept ans, c’était donc le moment de partir. J’aime énormément la gestion de projets, partir d’une idée du terrain et mobiliser des ressources pour la voir se concrétiser. Avoir une idée, partir à la recherche de partenaires et la voir se matérialiser. Obtenir un mandat spécifique du milieu et le mener à bien. Cette possibilité de jouer sur plusieurs tableaux m’intéresse vraiment. J’ai donc cherché un peu, passé quelques entrevues, malheureusement sans succès. Et c’est peut-être pour le mieux parce que j’ai présentement énormément de plaisir à être de retour en classe. J’accompagne 14 élèves exceptionnels du primaire, tous avec de très grands défis concernant l’apprentissage. Ils font de beaux progrès et ont du coeur à l’ouvrage. Ils sont beaux à regarder travailler. J’ai plusieurs réflexions à partager sur le matériel que j’utilise (plusieurs vont avoir une crise cardiaque), les besoins des milieux, les maudites 30810, le manque de ressources (et conséquemment la débrouillardise nécessaire), etc. Ça viendra.

Alors voilà, c’est un peu pour ça … être de retour en classe, avec du matériel qui n’est pas le nôtre, sans projection pour l’année suivante, bref être de nouveau un « petit nouveau », etc. Tout cela fait en sorte que je me suis éloigné un peu, tout en lisant et en partageant quelques fois sur Twitter. Ce billet se veut un retour progressif … Au plaisir!

Belles résolutions

Elles étaient belles les résolutions de janvier, principalement celle du billet par semaine. Le dernier nous ramène en janvier, je ne me suis donc même pas rendu en février! De toute beauté!

Le besoin d’écrire commande un contexte. L’écriture spontanée et enivrante, je ne la connais franchement pas. Loin d’être incapable de belle prose (vois lecteur, c’est joli le mot prose), mais je crois que ma propension à surfer sur ma propre réactivité plutôt que l’inverse doit m’amener à bien prévoir des moments dédiés à l’écriture, les mettre à l’horaire quoi. Après ça, il reste le sujet. C’est bien mignon écrire des billets sur l’écriture de billets et le retard d’écriture de billets ou la satisfaction d’écrire des billets, mais qu’est-ce qu’on s’en tape au final! L’idée de faire des billets uniquement sur l’éducation était liée à feu ma maitrise ainsi qu’à mon travail. L’intention d’avoir une plateforme de présentation parce que, parait-il, nous sommes tous des produits à mettre en valeur. Société de consommation quand tu nous tiens …

Alors bon, je me dis qu’il faut poursuivre, mais peut-être que d’écrire pour autrui, un autre site par exemple, apporterait ce petit plus qui prescrirait plus de rigueur. Après ça, le blogue est-il toujours d’actualité aujourd’hui?Je crois que oui bien que la multitude des plateformes rend la chose plus difficile à y voir clair. Publier sur Facebook? Non merci. Twitter? Je le fais déjà, j’aime beaucoup la plateforme, mais on y tourne parfois en rond et les lieux communs y sont légions. Par contre, comme premier saut et prise de contact avec d’autres professionnels et experts de notre domaine avec qui nous avons des affinités, c’est fameux!

Donc oui, je continue et tente de reprendre la maudite résolution. Professionnellement, je crois que c’est nécessaire et fait partie de mon développement (écrire, écrire, écrire). Tiens, une résolution de la mi-mars, j’aurai au moins eu le mérite d’innover.

Rechercher l’équilibre

On vit quand même à un drôle de rythme, à tenter de gérer plusieurs sphères de notre vie, à tenter que chacune roule parfaitement. On est plutôt exigeant envers nous-mêmes. On accorde l’attention nécessaire à chacune de ces sphères, mais si on en ajoute trop tout finit par se casser la gueule et si on n’en ajoute pas assez, c’est trop facile et l’ennui s’installe. L’ennui c’est l’ennemi à abattre. Pourtant, tout comme l’enfant en bas âge doit avoir ses jeux libres et avoir l’occasion de s’ennuyer pour son bon développement, nous devrions nous permettre ce temps, nous offrir ce temps. Question de souffler un peu, recharger les batteries. D’autant plus que nous vivons à une époque où toujours davantage d’éléments extérieurs tentent de s’accaparer notre attention que ce soit la publicité, une plateforme Internet (ou une app), etc. Tous veulent notre attention et à force de se laisser porter par tous ces stimuli, il y a de quoi virer fou.

Nouvelle habitude : Le besoin d’écrire

Écrire est un exutoire. Le geste remplit plusieurs fonctions qui personnellement me sont essentielles. Si je ne fais pas ce geste, je me sens embourbé dans mes réflexions, mes idées, mes choses à faire. Évidemment que j’aimerais qu’un livre émerge éventuellement, mais je n’y suis pas encore et ce n’est pas tant le principal objectif, pour l’instant du moins.

Il y a quelques temps je me suis fâché de ne pas trouver le temps pour simplement écrire pour moi. Peu importe, un journal, un livre, ce blogue. La vie et la routine étant ce qu’elles sont, on se retrouve rapidement pris dans le flot et rendu à la fin de la journée, l’énergie n’y est souvent plus. Alors c’est canapé/lit/lecture/dodo, souvent plus tôt que tard (je n’ose dire l’heure, c’est plutôt honteux). Ce n’est pas pour rien que je j’ai conservé le blogue en ligne malgré mon manque d’assiduité. Il représente à la fois une envie et un besoin, un objectif fait à moi même d’être plus constant dans certaines facettes de ma vie, dont celle d’écrire et avoir le moindrement l’impression d’être lu. Le blogue permet cela, même si c’est un peu dépassé…parait-il.

Alors j’ai recommencé à écrire, dans un journal pour commencer. C’est la première chose que je fais le matin, avant le lever de la maisonnée. Je prends mon moleskine (ça c’est mon côté consommateur de  beaux objets) et j’écris une entrée, peu importe le sujet, cela doit sortir. Après plus d’un mois à avoir réussi à écrire au moins quatre ou cinq fois par semaine, j’ai recommencé à écrire sur mon blogue. Ceci représente le troisième billet depuis pour un objectif sommes toute assez raisonnable d’un billet par semaine, objectif que je désire atteindre de façon stable d’ici le début du mois de mai.

Je n’ai pas l’écriture expansive non plus, alors j’aime bien garder ça court. Je n’ai pas la « chronique » facile, mais j’aime bien écrire. Voilà tout.

Décrocher

Bloguer seulement professionnel, je n’y arrive pas. En tout cas pas pour l’instant. Alors tant pis, allons-y pour du perso!

Je suis un décrocheur. Pas nécessairement dans le sens où on l’entend usuellement, soit de décrocher avant la fin du secondaire. Non pour ça, je ne m’en suis pas mal trop sorti. Collège privé, notes dans la moyenne, je ne faisais pratiquement pas mes devoirs, j’arrivais à rester relativement anonyme. Quand j’y repense aujourd’hui, je crois que je faisais partie de ceux qu’on oublie un peu, qui décrochent à l’intérieur du système, mais sans officiellement le quitter. Pourquoi? Aucune idée, je n’ai pas consulté pour ça … mais ça fait partie de moi aujourd’hui. Mon CÉGEP est passé un peu sur ce modèle : le strict minimum.

Toujours est-il que plus tard dans ma vie, j’ai déroché de nouveau, mais officiellement cette fois, ou plutôt CES fois. La première fois fut au bac en génie logiciel. Je n’étais pas trop sérieux, mais je passais et surtout, j’avais beaucoup de plaisir (lire ici : faire la fête). Une classique histoire de rupture amoureuse où on prend une pause et en se réveillant quelques mois plus tard, on réalise qu’on a lâché l’école, que l’on travaille dans un café et qu’on ne sait plus trop quoi faire de sa vie (High Fidelity anyone?)

Pendant ce hiatus, j’ai travaillé dans un camp, et comme pour tout le monde travaillant dans un camp, ça a eu un impact majeur dans ma vie. Cela m’a amené à travailler au printemps suivant au service de diner d’une école s’occupant d’élèves présentant une déficience intellectuelle. Ceci m’a amené à m’inscrire en enseignement et puis finalement, aujourd’hui, travailler dans cette même école, mais comme enseignant cette fois (puis comme CP).

La deuxième fois est plus récente, ce fût ma maitrise recherche. Pourtant, bon projet, bon esprit de synthèse, un truc très terrain avec cueillette de données dans mon milieu de travail. Véritable conciliation de mon intérêt pour les études graduées et mon travail au quotidien. Les vieux lecteurs s’en souviennent (ici je fais semblant d’avoir des lecteurs, ça aide). J’avais fait une série de billets pour mon programme de lectures. La discipline requise aura eu raison de mes problèmes d’organisation (on s’en jasera éventuellement).

Toujours est-il que mon historique scolaire ne me permet pas de témoigner de ce que c’est que de décrocher du secondaire. Je peux seulement parler de mon expérience anecdotique personnelle. Je peux seulement dire que ça reste, que ça laisse une tache, des regrets. Ça laisse aussi un carnet de solutions pour mieux se comprendre, pour corriger le tir en fonction de nos objectifs. Peut-être que je regarde un peu trop en arrière, mais si on ne veut pas répéter nos erreurs du passé (et Dieu sait qu’on le fait), il faut jeter un coup d’oeil occasionnel dans notre rétroviseur. En même temps, erreurs … je voulais discuter décrochage et j’ai plutôt parlé de trucs très personnels. Elle me plaît bien cette vie et j’aime où je suis présentement. Je n’échangerais finalement pas ces épisodes, qui ne seraient jamais arrivés sans mes décrochages…