Le trio sur lequel se base ma recherche (ou comment faire une deuxième introduction)

Ce billet fait partie d’une série produite pour mon programme de lecture effectué dans le cadre de ma maitrise en psychopédagogie à l’Université de Montréal.

Ce qui est particulièrement intéressant d’effectuer une recherche tout en travaillant dans le milieu où s’effectuera cette dernière, c’est d’approfondir des connaissances qui sont tout de suite disponibles dans la pratique. Lorsque je lis un article scientifique mentionnant X ou Y intervention permettant de favoriser certains apprentissages, je peux en discuter avec des enseignants et qui eux pourront à leur tour s’en inspirer dans leur pratique. Est-ce que j’ai vraiment besoin de vous souligner que c’est un véritable plaisir d’aller au travail le matin?

Mais bon, trêves de discussions, passons au met principal. Dans ce billet je vous présenterai brièvement trois articles/ouvrages sur lesquels devrait se baser mon cadre théorique. Les trois prochains billets de blogue en traiteront plus en profondeur.

Comme je vous l’ai déjà mentionné, j’ai changé quelques fois de sujet de recherche. Reste que tous étaient liés à deux choses : l’intégration des technologies et les personnes présentant des incapacités intellectuelles. Je suis passé par des idées comme la pratique des enseignants, l’enseignement des sciences (mon ancienne tâche), l’utilisation d’un blogue, les réseaux sociaux, etc. Enfin bref, cela vous donne une bonne idée. J’ai finalement arrêté mon choix sur l’utilisation de la tablette électronique (le iPad, pour ne pas le nommer) suite à une conversation avec mon directeur de recherche et le souvenir d’un article de recherche publié dans le dernier Handbook of Spectial Education Technology and Practice et signé par des chercheurs américains : Technology use and students with intellectual disability: Universal design for all students. Dans cet article, on y mentionne que les interfaces tactiles seraient le médium le plus accessible pour les personnes présentant des incapacités intellectuelles (Wehmeyer et al., 2005). Combiné avec un article publié par les mêmes chercheurs une année plus tard et qui, selon les dernières définitions de la déficience intellectuelle, démontre l’efficacité de l’utilisation de l’ordinateur comme facilitateur de l’apprentissage (AAIDD, 2010), je sentais tenir ici une piste intéressante. Voici donc le pourquoi du choix de la tablette.

C’est bien beau tout ça, mais on fait quoi avec la tablette? Et bien, je ne sais pas. C’est là la beauté de la chose : je ne sais pas. Si je le savais, je n’en ferais pas une recherche. Reste que j’ai évidemment quelques idées. Dans ma pratique ainsi que par l’observation de plusieurs organismes, chercheurs, etc. (certains diraient même « duh! »), un constat persiste : les personnes présentant des incapacités intellectuelles restent généralement analphabètes malgré 15 ans de scolarité (El Shourbagi, 2006). Lorsque l’on sait que le monde scolaire (et le monde en général) carbure à l’écrit, lorsque l’on sait que l’alphabétisation est d’une importance cruciale et favorise la participation sociale, lorsque l’on sait que la révolution technologique passe majoritairement par l’écrit (vous lisez ceci non?), vous ne trouvez pas que cela fait beaucoup d’indices? Ce qui tombe bien, c’est qu’une ancienne étudiante au doctorat à l’Université de Montréal a justement terminé sa thèse en 2006 sur les habiletés alphabètes permettant de favoriser l’autonomie et la participation sociale des personnes présentant des incapacités sociales. Allez hop! On l’ajoute au baluchon! Dans ce deuxième billet, je vous résumerai donc la thèse de doctorat de madame El Shourbagi (!!!).

Finalement, pour terminer avec le troisième pilier du tripode : les personnes présentant des incapacités intellectuelles. Si vous n’êtes pas familier avec ces personnes et leurs caractéristiques intrinsèques, je vous invite à visiter le site de l’AMDI (Association de Montréal pour la Déficience Intellectuelle) où la page de définition brosse un très bon tableau des définitions actuelles. Dans ce troisième billet, je traiterai donc spécifiquement des personnes présentant des incapacités intellectuelles et vous ferai un résumé des dernières définitions de l’American Association on Intellectual and Developmental Disabilities. Je ferai un parallèle dans le même billet avec ce que veut dire enseigner auprès de ces personnes au potentiel trop souvent sous-estimé.

Ouf! Voilà qui est fait! Maintenant, il faudrait que je me concentre à faire un vrai résumé …. !!

Pour terminer avec une note plus légère : http://perdu.com/

Références

Schalock, R. L., Borthwick-Duffy, S. A., Bradley, V. J., Buntinx, W. H. E., Coulter, D. L., Craig, E. M., Gomez, S. C., et al. (2010). Intellectual Disability: Definition, Classification, and Systems of Supports. Eleventh Edition. American Association on Intellectual and Developmental Disabilities.

El Shourbagi, S. (2006). Étude des besoins d’habiletés alphabètes des personnes qui ont des incapacités intellectuelles. Thèse de doctorat : Université de Montréal.

Wehmeyer, M. L., Smith, S. J., & Davies, D. K. (2005). Technology use and students with intellectual disability: Universal design for all students. Handbook of Special Education Technology and Practice (pp. 309-323).

Wehmeyer, M. L., Smith, S. J., Palmer, S. B., & Davies, D. K. (2004). Technology Use by Students with Intellectual Disabilities: An Overview. Journal of Special Education Technology, 19(4), 7-22.

En guide d’introduction

Ce billet fait partie d’une série produite pour mon programme de lecture effectué dans le cadre de ma maitrise en psychopédagogie à l’Université de Montréal.

Salutations à vous lecteur ayant survécu à 6 mois sans nouvelles.

Aujourd’hui s’amorce une série de billets produits dans le cadre de mon programme de lecture. Je ne voulais pas vous lancer en pleine figure le premier billet sans vous mettre un peu en contexte, c’est à dire sur quoi porteront ces billets et pourquoi ils seront publiés ici.

Tout d’abord, il est préférable de commencer par le tout début c’est à dire : quel est mon sujet de recherche. Tous les étudiants amorçant leur parcours dans l’univers de la recherche se trouvent butés devant ce premier défi : identifier le sujet de la recherche.

-« Ha! Trouver un thème! Facile! J’en ai plein d’idées! »

Oui, d’accord, mais formuler ce thème afin de le transformer en sujet exploitable dans le cadre d’une recherche, ce n’est pas une mince affaire. J’ai dû changer environ quatre fois d’idée avant d’en arriver à mon sujet actuel. Et en plus il faut garder en tête qu’il est possible qu’il change à nouveau à la lumière de nouvelles informations.

-« Ha oui? Et bien, c’est quoi ton sujet si t’es si fin … « 

Et bien cher lecteur, toi qui n’en peut plus d’attendre et qui trépigne d’impatience, le voici sans tarder, ce fameux sujet qui n’en sera peut-être plus un jour … enfin bref.

L’utilisation de la tablette électronique en classe comme outil favorisant la communication écrite auprès d’élèves présentant des incapacités intellectuelles légères.

(vous pouvez prendre une respiration)

Donc ce à quoi vous pouvez vous attendre dans les prochaines semaines, ce sont des billets de blogue traitant d’articles lus en lien avec ce sujet de recherche. Je vais vous en faire un résumé et émettre quelques réflexions. Pour terminer, j’aimerais remercier mon directeur de mémoire, monsieur Robert David, pour avoir proposé cette formule très Web 2.0.

Sur ce, bonne lecture! Et si jamais c’est trop indigeste, il y a toujours Occupation Double.