ETA6655 (Pratiques professionnelles et éthique) Billet 3 : de l’autonomie au plan d’intervention

Ce billet est le troisième d’une série écrite dans le cadre du cours Pratiques professionnelles et éthique à l’Université de Montréal. Il nous est demandé d’effectuer un journal de bord réflexif suite aux échanges et lectures du cours. Au lieu de garder tout cela en vase clos, j’ai décidé, avec l’accord du professeur titulaire, de publier le tout ici.

Dans une discussion, nous avons mentionné l’autonomie autant en parlant de l’autonomie professionnelle que de l’autonomie des élèves. L’autonomie de l’enfant versus l’autonomie du vieillard, on avance dans la vie en développement notre autonomie pour ensuite la perdre. La vie comme courbe normale. L’idée était un peu de relativiser lorsque nous mentionnons qu’il faut « développer l’autonomie de l’enfant » dans le cadre de cibles scolaires. Tout d’abord, parce que cela est hyper vague comme terme et peut vouloir dire une chose différente pour chaque personne l’utilisant, et aussi parce qu’il est contextuel. Une enseignante de maternelle peut l’utilisant en parlant de l’habillement de façon autonomie, je peux personnellement l’utiliser en faisant référence à la mise au travail sans rappel de ma part et une autre en déficience intellectuelle pourrait le faire en parlant du transport en commun.

Ceci m’amène donc sur le sujet du plan d’intervention, bibite importante de mon travail avec les élèves. Dans les besoins de développement, nous pouvons cocher « développer son autonomie ». J’en fais des poussées de psoriasis la nuit … Cela ne veut strictement rien dire sans préciser davantage! C’est assez simple en fait, puisque si on y met comme objectif «doit développer son autonomie», on peut s’assurer d’un plan d’intervention éternel! C’est merveilleux! En plus d’être aucunement mesurable, on ne peut pas savoir ce qui a été entendu par la personne qui l’a rédigée (parce que cher lecteur, le plan d’intervention en grand comité multi-acteurs incluant le parent et l’élève, on s’entend que c’est quand même plutôt rare). Donc, de l’importance des mots et lorsque, effectivement, nous devons utiliser un vocabulaire aussi vaste que commandé par l’expression « développement de l’autonomie ». De grâce, de la rigueur.

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