En route, #Clair2018

Clair 2018 …. il y a neuf ans, j’en étais à ma première année d’enseignement. Il y a neuf ans, je participais aussi à la première instance de l’évènement Clair. À l’époque, celle qui allait devenir mon épouse était encore étudiante en enseignement et stagiaire dans la classe de Pierre et François. Maintenant ma femme n’est plus enseignement (personne n’est à l’abri de la fameuse statistique du 25%) et le terme iClasse est connu et reconnu. Marielle Potvin était de corvée de conduire, sa minivan remplie de jeunes vingtenaires. Quel dévouement!

C’était une des premières fois que je rencontrais ma liste Twitter, première de plusieurs rencontres à venir. C’était à l’époque où je me lançais volontiers dans la croyance du multitâche, au grand malheur de ma capacité d’attention d’aujourd’hui. Tous ces tweets m’ont tout de même conduit à de belles rencontres et de belles opportunités au fil des années, toujours spectateur gourmand de ces connaissances qui ne demandent qu’à être recueillies.

Cette année marque quand même un bon changement puisque je n’y arrive plus de Montréal, mais plutôt de Fredericton à bord de l’autobus du District Francophone-Sud où de nouvelles rencontres m’attendent. Un nouveau milieu de travail, de nouveaux collègues, mais toujours cette volonté de développer mes compétences, aller plus loin, sortir de ma zone de confort même si avec du recul, un évènement comme Clair en fait aussi partie.

Nouvelle aventure au Nouveau-Brunswick

De grands changements dans les derniers mois! Nous avons quitté Montréal, théoriquement de façon temporaire, et nous nous trouvons actuellement à Fredericton au Nouveau-Brunswick. Le changement fût faire pour des raisons professionnelles de ma chère et tendre, mais considérant les différences entre le système (les!) d’éducation de notre nouveau coin de pays et celui du Québec, ceci sera forcément enrichissant pour mon propre cheminement.

Un élément majeur sera la réalité de l’inclusion scolaire ici : elle est totale. Pas de classes spéciales, pas d’écoles spéciales. Tout le monde dans les mêmes classes, les interventions se font au même endroit, pour tous. Pas de programmes sélectifs, pas d’écoles privées. En fait si, il y en a quelques-unes anglophones, mais si je ne me trompe pas, elles n’ont pas de permis et ne sont pas subventionnées. Aucune idée pour l’instant comment se déroule la qualification de ces enfants … Peut-être une entente au même titre que l’école à la maison?

Toujours est-il, la courbe d’apprentissage est abrupte et j’en suis encore à démêler de nouveaux acronymes, fonctionnements, modalités d’intervention, etc. Je suis présentement enseignant en appui à l’apprentissage, soit à peu près l’équivalent d’orthopédagogue au Québec. J’interventions autant en classe que décloisonnement flottant (avec une préférence évidente pour la classe) auprès d’élèves allant de la maternelle à la 2e année. Pour l’instant, que du positif! Côté « sortir de sa zone de confort », c’est plutôt réussi!