Retrait passager, retour progressif

C’était plutôt le silence radio depuis mars, qui était encore un billet sur le manque de billets. Si je sors un recueil, ça va être PASSIONNANT. Alors plus sérieusement, j’ai été moins actif dans les derniers mois et c’est bien normal. Plusieurs changements ont eu lieu, dont mon milieu de travail. En juillet dernier, j’ai effectivement quitté mon emploi comme conseiller pédagogique pour relever de nouveaux défis. Les raisons étaient multiples et ce n’est pas l’endroit pour vous en faire part en long et en large. Je devais simplement quitter, car j’avais l’impression de tourner un peu en rond. Les changements que je voulais voir, notamment en lien avec mes mandats, ne pouvaient pas se produire…entre autres choses.

Après sept ans, c’était donc le moment de partir. J’aime énormément la gestion de projets, partir d’une idée du terrain et mobiliser des ressources pour la voir se concrétiser. Avoir une idée, partir à la recherche de partenaires et la voir se matérialiser. Obtenir un mandat spécifique du milieu et le mener à bien. Cette possibilité de jouer sur plusieurs tableaux m’intéresse vraiment. J’ai donc cherché un peu, passé quelques entrevues, malheureusement sans succès. Et c’est peut-être pour le mieux parce que j’ai présentement énormément de plaisir à être de retour en classe. J’accompagne 14 élèves exceptionnels du primaire, tous avec de très grands défis concernant l’apprentissage. Ils font de beaux progrès et ont du coeur à l’ouvrage. Ils sont beaux à regarder travailler. J’ai plusieurs réflexions à partager sur le matériel que j’utilise (plusieurs vont avoir une crise cardiaque), les besoins des milieux, les maudites 30810, le manque de ressources (et conséquemment la débrouillardise nécessaire), etc. Ça viendra.

Alors voilà, c’est un peu pour ça … être de retour en classe, avec du matériel qui n’est pas le nôtre, sans projection pour l’année suivante, bref être de nouveau un « petit nouveau », etc. Tout cela fait en sorte que je me suis éloigné un peu, tout en lisant et en partageant quelques fois sur Twitter. Ce billet se veut un retour progressif … Au plaisir!

Belles résolutions

Elles étaient belles les résolutions de janvier, principalement celle du billet par semaine. Le dernier nous ramène en janvier, je ne me suis donc même pas rendu en février! De toute beauté!

Le besoin d’écrire commande un contexte. L’écriture spontanée et enivrante, je ne la connais franchement pas. Loin d’être incapable de belle prose (vois lecteur, c’est joli le mot prose), mais je crois que ma propension à surfer sur ma propre réactivité plutôt que l’inverse doit m’amener à bien prévoir des moments dédiés à l’écriture, les mettre à l’horaire quoi. Après ça, il reste le sujet. C’est bien mignon écrire des billets sur l’écriture de billets et le retard d’écriture de billets ou la satisfaction d’écrire des billets, mais qu’est-ce qu’on s’en tape au final! L’idée de faire des billets uniquement sur l’éducation était liée à feu ma maitrise ainsi qu’à mon travail. L’intention d’avoir une plateforme de présentation parce que, parait-il, nous sommes tous des produits à mettre en valeur. Société de consommation quand tu nous tiens …

Alors bon, je me dis qu’il faut poursuivre, mais peut-être que d’écrire pour autrui, un autre site par exemple, apporterait ce petit plus qui prescrirait plus de rigueur. Après ça, le blogue est-il toujours d’actualité aujourd’hui?Je crois que oui bien que la multitude des plateformes rend la chose plus difficile à y voir clair. Publier sur Facebook? Non merci. Twitter? Je le fais déjà, j’aime beaucoup la plateforme, mais on y tourne parfois en rond et les lieux communs y sont légions. Par contre, comme premier saut et prise de contact avec d’autres professionnels et experts de notre domaine avec qui nous avons des affinités, c’est fameux!

Donc oui, je continue et tente de reprendre la maudite résolution. Professionnellement, je crois que c’est nécessaire et fait partie de mon développement (écrire, écrire, écrire). Tiens, une résolution de la mi-mars, j’aurai au moins eu le mérite d’innover.

Rechercher l’équilibre

On vit quand même à un drôle de rythme, à tenter de gérer plusieurs sphères de notre vie, à tenter que chacune roule parfaitement. On est plutôt exigeant envers nous-mêmes. On accorde l’attention nécessaire à chacune de ces sphères, mais si on en ajoute trop tout finit par se casser la gueule et si on n’en ajoute pas assez, c’est trop facile et l’ennui s’installe. L’ennui c’est l’ennemi à abattre. Pourtant, tout comme l’enfant en bas âge doit avoir ses jeux libres et avoir l’occasion de s’ennuyer pour son bon développement, nous devrions nous permettre ce temps, nous offrir ce temps. Question de souffler un peu, recharger les batteries. D’autant plus que nous vivons à une époque où toujours davantage d’éléments extérieurs tentent de s’accaparer notre attention que ce soit la publicité, une plateforme Internet (ou une app), etc. Tous veulent notre attention et à force de se laisser porter par tous ces stimuli, il y a de quoi virer fou.

Nouvelle habitude : Le besoin d’écrire

Écrire est un exutoire. Le geste remplit plusieurs fonctions qui personnellement me sont essentielles. Si je ne fais pas ce geste, je me sens embourbé dans mes réflexions, mes idées, mes choses à faire. Évidemment que j’aimerais qu’un livre émerge éventuellement, mais je n’y suis pas encore et ce n’est pas tant le principal objectif, pour l’instant du moins.

Il y a quelques temps je me suis fâché de ne pas trouver le temps pour simplement écrire pour moi. Peu importe, un journal, un livre, ce blogue. La vie et la routine étant ce qu’elles sont, on se retrouve rapidement pris dans le flot et rendu à la fin de la journée, l’énergie n’y est souvent plus. Alors c’est canapé/lit/lecture/dodo, souvent plus tôt que tard (je n’ose dire l’heure, c’est plutôt honteux). Ce n’est pas pour rien que je j’ai conservé le blogue en ligne malgré mon manque d’assiduité. Il représente à la fois une envie et un besoin, un objectif fait à moi même d’être plus constant dans certaines facettes de ma vie, dont celle d’écrire et avoir le moindrement l’impression d’être lu. Le blogue permet cela, même si c’est un peu dépassé…parait-il.

Alors j’ai recommencé à écrire, dans un journal pour commencer. C’est la première chose que je fais le matin, avant le lever de la maisonnée. Je prends mon moleskine (ça c’est mon côté consommateur de  beaux objets) et j’écris une entrée, peu importe le sujet, cela doit sortir. Après plus d’un mois à avoir réussi à écrire au moins quatre ou cinq fois par semaine, j’ai recommencé à écrire sur mon blogue. Ceci représente le troisième billet depuis pour un objectif sommes toute assez raisonnable d’un billet par semaine, objectif que je désire atteindre de façon stable d’ici le début du mois de mai.

Je n’ai pas l’écriture expansive non plus, alors j’aime bien garder ça court. Je n’ai pas la « chronique » facile, mais j’aime bien écrire. Voilà tout.

Résolutions et dernières nouvelles

Voici un billet écrit pendant mon séjour en France pendant le temps des fêtes. Désolé pour le délai.
— Le Pradet, 2 janvier 2010
Même si on trouve ça complètement idiot, on ne peut pas s’empêcher de prendre une résolution. Je vais personnellement en rire un peu, bien me moquer et faire des blagues sur ceux qui font du jogging le 1er janvier, mais au fond de moi, je les jalouse secrètement.

L’année 2011 s’annonce très chargée alors j’en profite pour faire un petit bilan. Comme le dit Grand corps malade, « il faut bien faire un bilan de l’année précédente pour savoir où on va »

Je préfère plutôt faire une petite liste sur quoi j’aimerais bien mettre l’accent, outre le boulot : le dessin, la musique et ma maitrise. Faire un enfant serait aussi non négligeable comme élément!

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Un peu de cohérence

Je marche tous les matins et soirs pour aller et revenir du boulot.
Ce matin, quatre enfants haïtiens faisaient une farandole autour d’un poteau de stationnement au coin de chez moi.

Environ 30 minutes plus tard un peu plus loin, trois enfants juifs effectuaient le même manège (littéralement).

Vous voulez trouver un peu de cohérence en ce bas monde? Une cohérence qui transcende les différences? Regardez jouer les enfants …

Pourquoi une maîtrise

Cet automne, je commence une maîtrise recherche. Après une tentative infructueuse dans un micro-programme en administration de l’éducation, j’ai plutôt opté pour l’intégration des technologies en adaptation scolaire. Plusieurs vont probablement me dire : « C’est évident!! ».
Et bien oui dans le fond, c’est évident … mais parfois il faut passer par un autre chemin pour ensuite revenir aux sources. Jumeler mon expertise en informatique avec ma formation d’enseignant en adaptation scolaire, j’y pense depuis un bon bout de temps, mais c’est aujourd’hui que ça se passe. Je reviens tout juste d’un cours de méthodologie de recherche. Je sais, je sais, le titre vous rappelle horriblement le CÉGEP pour certains et les cours du bac pour d’autres. Détrompez-vous! Quand on a une motivation comme un sujet de recherche en tête, tout prend une saveur tellement plus intéressante! Les mots variable, causalité et empirique ne m’ont jamais paru aussi sexy! Entendons-nous, ce n’est pas fréquent de retrouver ces mots dans la même phrase. Probablement que je déborde un peu trop d’enthousiasme et que d’ici quelques mois je vais vous chialer ça allègrement pour cause de surplus de travail, mais pour l’instant je surf sur une énorme vague de motivation extrinsèque et intrinsèque … la totale!

Alors pourquoi la maîtrise? Je ne sais pas trop au fond. Parce que j’en ressens le besoin? Parce que j’en ai tout simplement envie? J’ai une foule de questions en tête qui demandent réponse et je veux m’outiller afin d’y répondre. Je veux développer une expertise bien à moi, une expertise qui me ressemble et qui je crois peut apporter beaucoup. Encore une chance que le cours de méthodologie de recherche vise justement à faire un peu le ménage dans toutes ces idées, j’en ai bien besoin!

À la prochaine chicane! Je voudrais bien vous permettre plus de billets, mais vous me connaissez… ça tirerait plus de la promesse d’ivrogne!

Bon vent

L’humidité et Dany Laferrière

— Édition du 15 mai
Très peu au fait de la chose littéraire, je lis ce matin que Gil Courtemanche a écrit un nouveau bouquin. Donc je n’ai pas vraiment terminé son dernier finalement, mais plutôt son avant-dernier…. c’est tout!

Depuis la lecture de Je suis un écrivain japonais, je lis dans mon bain. Tous ceux ayant lu Laferrière connaissent ce petit penchant. C’est aussi de cette façon que j’ai lu son dernier, excellent et très connu Énigme du retour. Avec la même technique humide, je viens de terminer le dernier Courtemanche (oui oui, j’en sors tout juste). Bien que mon expérience en Afrique n’ait rien à voir avec ce récit (enseignant à la vie douce VS analyste judiciaire dans le procès d’un chef de guerre congolais), la nostalgie m’a pris d’assaut. Le simple rappel de l’expression Nescafé pour désigner l’espèce d’horreur noire qui me servait de café le matin m’a rempli de bonheur. L’odeur et le chaos fonctionnel typique du continent, les vêtements, les habitants … et tout ça dans un livre. Quand même un drôle de contraste, un bain c’est vraiment une chose impossible à prendre au Sénégal … à l’exception de la mer! Ahhhh, Mboro-sur-mer ….

Quand j’étais petit, je jouais dans mon bain et je finissais tout ratatiné. Maintenant, je lis dans mon bain et je finis tout autant ratatiné. Une chose reste : c’est beaucoup plus froid à l’extérieur de la baignoire et ça ne donne aucunement envie d’en sortir, un peu comme son lit à 6h00 du matin. Possible aussi que l’eau soit trop chaude. Cela fait de la buée dans mes lunettes et ça m’empêche de lire *soupir*.

Au fait, en Turquie c’était aussi du Nescafé … cependant, c’était de petites pochettes à usage unique « 3 in 1″… café, lait et sucre…. bon, c’est à peu près ça!

2 – 0 Canadiens fin de première période, Go Habs Go!

Cheers

Besoin de changement … virtuel

Plus tôt, j’avais mentionné mon désir de parler seulement d’éducation, de faire de cet endroit un espace plus professionnel. Et bien depuis cette décision je n’ai pour ainsi dire absolument rien écrit (dernier billet date du mois d’aout!). Je suppose que c’était donc une très mauvaise idée et je reviens donc avec l’ancienne approche, comme une bonne vieille paire de chaussettes. Je laisserai évidemment en veilleuse tout ce qui selon moi ne cadrera pas avec ma vie professionnelle, question de respect pour mes élèves, leurs parents et mes collègues.
Pour le reste …. the show must go on!

Bonne vie 🙂

Bloguer

Contrairement à ce que je croyais, je n’ai pas du tout blogué pendant mon voyage en Turquie … à l’exception d’un petit billet pour vous dire que j’étais grognon et qu’Istanbul était une superbe ville… big deal. Assez surprenant puisque dans « l’histoire » de ce blogue, c’est principalement en voyage que j’ai été productif. Il faut dire qu’Anne et David ont superbement décrit notre voyage et ce, dans les moindres détails.
Voyage en groupe? Moins d’introspection? Manque d’inspiration? Aucune idée … une chose est certaine, c’est que je n’étais pas porté vers l’écriture et ce, même dans mon journal de voyage personnel où je n’y ai fait que deux entrées. Il faut bloguer quand nous avons quelque chose à dire et c’est ce que j’ai fait.

Reste que je remets en question un peu l’existence de ce blogue. Je me suis toujours dit qu’il se transformerait éventuellement en « bd-blogue », mais mon travail en dessin stagne énormément m’empêchant ainsi de passer à cette étape. Il y a aussi que des centaines d’autres blogueurs ont tellement de choses intéressantes à dire que je ne vois pas comment ma maigre contribution à la blogosphère puisse apporter quoi que ce soit. On verra bien … j’ai peut-être juste le blues du retour … !!

En parlant de blogue plus intéressant que le mien, hermano a été on ne peut plus productif cet été. Je vous invite donc à visiter son blogue!

Sur ce, bonne journée!

PS : Je ne fermerai pas le blogue 😉