Décrocher

Bloguer seulement professionnel, je n’y arrive pas. En tout cas pas pour l’instant. Alors tant pis, allons-y pour du perso!

Je suis un décrocheur. Pas nécessairement dans le sens où on l’entend usuellement, soit de décrocher avant la fin du secondaire. Non pour ça, je ne m’en suis pas mal trop sorti. Collège privé, notes dans la moyenne, je ne faisais pratiquement pas mes devoirs, j’arrivais à rester relativement anonyme. Quand j’y repense aujourd’hui, je crois que je faisais partie de ceux qu’on oublie un peu, qui décrochent à l’intérieur du système, mais sans officiellement le quitter. Pourquoi? Aucune idée, je n’ai pas consulté pour ça … mais ça fait partie de moi aujourd’hui. Mon CÉGEP est passé un peu sur ce modèle : le strict minimum.

Toujours est-il que plus tard dans ma vie, j’ai déroché de nouveau, mais officiellement cette fois, ou plutôt CES fois. La première fois fut au bac en génie logiciel. Je n’étais pas trop sérieux, mais je passais et surtout, j’avais beaucoup de plaisir (lire ici : faire la fête). Une classique histoire de rupture amoureuse où on prend une pause et en se réveillant quelques mois plus tard, on réalise qu’on a lâché l’école, que l’on travaille dans un café et qu’on ne sait plus trop quoi faire de sa vie (High Fidelity anyone?)

Pendant ce hiatus, j’ai travaillé dans un camp, et comme pour tout le monde travaillant dans un camp, ça a eu un impact majeur dans ma vie. Cela m’a amené à travailler au printemps suivant au service de diner d’une école s’occupant d’élèves présentant une déficience intellectuelle. Ceci m’a amené à m’inscrire en enseignement et puis finalement, aujourd’hui, travailler dans cette même école, mais comme enseignant cette fois (puis comme CP).

La deuxième fois est plus récente, ce fût ma maitrise recherche. Pourtant, bon projet, bon esprit de synthèse, un truc très terrain avec cueillette de données dans mon milieu de travail. Véritable conciliation de mon intérêt pour les études graduées et mon travail au quotidien. Les vieux lecteurs s’en souviennent (ici je fais semblant d’avoir des lecteurs, ça aide). J’avais fait une série de billets pour mon programme de lectures. La discipline requise aura eu raison de mes problèmes d’organisation (on s’en jasera éventuellement).

Toujours est-il que mon historique scolaire ne me permet pas de témoigner de ce que c’est que de décrocher du secondaire. Je peux seulement parler de mon expérience anecdotique personnelle. Je peux seulement dire que ça reste, que ça laisse une tache, des regrets. Ça laisse aussi un carnet de solutions pour mieux se comprendre, pour corriger le tir en fonction de nos objectifs. Peut-être que je regarde un peu trop en arrière, mais si on ne veut pas répéter nos erreurs du passé (et Dieu sait qu’on le fait), il faut jeter un coup d’oeil occasionnel dans notre rétroviseur. En même temps, erreurs … je voulais discuter décrochage et j’ai plutôt parlé de trucs très personnels. Elle me plaît bien cette vie et j’aime où je suis présentement. Je n’échangerais finalement pas ces épisodes, qui ne seraient jamais arrivés sans mes décrochages…

The lesser evil

Je vais dire un truc pas populaire du tout, une hérésie chez les biens pensants (j’en ai plusieurs comme ça, mais je vous les garde pour une autre fois).

Ceci : « Les particules fines, qui mesurent 2,5 microns de diamètre, pénètrent dans les poumons et causent des centaines de milliers de décès prématurés chaque année en Chine. »

DES centaines de milliers de décès chaque année. Considérez que la consommation et la production d’électricité est en constante augmentation et que ça ne changera pas. Ajoutez que c’est le charbon qui est le plus utilisé. De plus, le solaire et l’éolien représentent pour l’instant des technologies de production intermittentes.

Combien de morts du nucléaire dans les 60 dernières années? Il y en a eu hein, loin de moi l’idée de dire que c’est une technologie parfaite. J’irais pas trop me promener pendant des jours dans le coin de Fukushima non plus (quoique Tchernobyl j’aimerais bien voir).

Le choix du nucléaire, quand le reste ne suffit pas, que tu n’as pas accès à l’hydro, c’est pas l’idéal, mais pourquoi pas? Bref, «choose the lesser evil».

À l’abandon …

… encore et toujours, mais faut pas s’en faire, il y a surement une résolution qui amènera un ou deux billets au courant de l’année 😉

Je persiste et signe

Il y a deux semaines, j’ai écrit au bureau du premier ministre, M. Couillard. Les raisons du geste étaient multiples, mais venaient principalement des coupures dans le milieu de l’éducation qui, comme vous le savez, m’est très cher étant à la fois une et ma profession. Une de ces raisons était évidemment les services directs aux élèves, notamment l’aide aux devoirs. Mais vraiment ce qui m’a fait le plus réagir, c’est lorsque j’ai appris que d’autres services comme les petits déjeuners et collations allaient aussi subir des compressions. Couper c’est une chose, austérité oblige (ils ont apparemment réussi à la nous faire avaler cette pilule), mais couper directement dans les services aux plus vulnérables, là j’ai énormément de difficultés à, désolé, fermer ma gueule (plus que d’habitude je veux dire, mauvaises langues que vous êtes).
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Les voeux pieux

Mon premier blogue, je ne me souviens même plus sur quelle plateforme il était. Je me souviens seulement que c’était à l’époque où je travaillais dans un café du Vieux-Port, entre ma vie en informatique et celle en éducation. Des billets dans le plus pur style blogue de la vie courante, le type même qui donnait de l’urticaire aux chroniqueurs : inutile et insipide. En même temps, c’est un peu ça bloguer à la base et c’est plus souvent de ces tranches de vie qui n’intéresse que moi que j’ai envie de partager, d’où cette section séparée sur mon espace web. Enfin bref, ce premier exercice sur la blogosphère fût abrégé après à peine un an quand j’ai réalisé que le concept d’identité numérique pourrait me jouer des tours. J’en reste là.

Ma deuxième expérience de blogue, qui a commencé sur Blogspot, qui fût déménagé sur WordPress et qui est maintenant sur mon .com bien à moi dure depuis bientôt six ans (sept?). Il y a des trucs perso, professionnels, des anecdotes, mes récits de voyage dont lors de mon stage au Sénégal. Donc, pas mal de trucs. Il y a surtout plusieurs phases creuses en fréquence de publication, généralement suivi d’un billet pour faire un mea culpa (j’en ai déjà produit quelques-uns comme ça d’ailleurs).

Alors voilà, le début de l’année scolaire pour quelqu’un en enseignement, c’est un peu comme le 1er janvier pour la population en général, c’est le temps des résolutions. Pour ma part, j’aimerais bien être plus assidu sur ce blogue, mais je n’ai pas toujours l’idée nécessaire (ou l’envie) à partager. Toujours est-il que voilà, il y a des voeux pieux qui ne changent pas. Je veux écrire, mais je ne mets pas nécessairement le temps pour. Un peu comme tout le monde quoi. Alors au lieu de commencer à écrire, faire un paquet de brouillons que personne ne lira et de tout mettre aux poubelles, je vais tenter cette année d’en partager un maximum, perso comme professionnel.

Une véritable démocratie ou pourquoi j’ai oublié mes écouteurs

Une simple brève ce matin (et premier billet dans cette section du site). Une conversation entendue dans l’autobus en route vers le boulot. Le chauffeur et un passager, les deux d’origine étrangère.

Passager :  » Le projet de madame la première ministre, nous avons pu nous y opposer ! « 

Chauffeur :  » Oui, on peut dire ce que l’on veut ici … « 

Passager : « … mais pas faire ce que l’on veut … en fait oui, mais il y a conséquence « 

Chauffeur :  » Oui, mais nous avons la liberté de parole, nous avons de la chance d’être dans une véritable démocratie, c’est une vraie démocratie ici ! « 

Je n’ai pas pris position pendant le débat sur la charte, les arguments des deux côtés me semblaient manquer de profondeur et ça a tournée rapidement à du grand n’importe quoi, mais ici n’est pas le sujet. C’est seulement qu’il y a de ces conversations dans l’autobus qui font que l’on est content d’avoir oublié ses écouteurs à la maison, tout simplement.

Des objectifs à la réalisation #REL_CLOM (Billet 2)

Selon vous, quels devraient être les objectifs de la présente initiative ou, plus pertinemment sans doute, quelles devraient être les réalisations concrètes attendues au terme du cours, après un an et à l’horizon 2020 – Plus à : http://rel2014.mooc.ca/objectifs.htm

Selon la question transcrite dans le haut de ce billet, on nous invite donc à tenter de traduire les différents objectifs du cours en éléments réalisables concrets. Comme il y a autant de possibilités que de participants selon la perspective connectiviste, je vais tenter d’exposer et construire ma pensée en traduisant trois de ces objectifs en élément concret. Afin de contextualiser mes réflexions, avant chaque réalisation concrète potentielle, j’expliciterai l’objectif en question. Allons-y!


 

Objectif #1

Comprendre le potentiel de changement que présentent les REL et le mouvement du libre pour favoriser le partage et la solidarité qui constituent les valeurs de la charte de la Francophonie, et ce particulièrement pour le monde de l’Éducation.

Pour cet objectif, je crois que la principale réalisation à court terme serait de s’approprier le vocabulaire et les expériences déjà existantes afin d’éventuellement se projeter plus loin. D’une part, comprendre l’impact actuel de telles ressources représente déjà un bon défi. Je m’interroge cependant… les valeurs qui fondent le mouvement du libre nous amènent intuitivement à penser qu’il est naturel pour ce mouvement d’être en position de force pour les questions de partage et de solidarité. Je ne mets pas cet élément en doute. Des initiatives comme Mozilla, Linux et Wikipedia (MediaWiki) sont autant de témoins de la puissance du libre qui peut se mesurer à n’importe quelle entreprise. Par contre, est-ce vraiment seulement leur apanage? N’utilisons-nous pas les services de Google pour les conférences de ce cours? Des initiatives comme Didacti par exemple favorisent tout autant le partage entre professionnels. Qui dirait que Twitter ne le fait pas pour le réseautage? Les solutions propriétaires peuvent être complémentaires à ce mouvement et même l’inhiber non? Quelqu’un a un peu de lecture pour moi afin d’y voir plus clair?


Objectif #2

S’approprier le concept des REL par la démonstration de son aptitude à les rechercher, les utiliser, les adapter, les partager et aussi en créer de nouvelles aux fins de les partager de nouveau.

Concrètement, je crois déjà avoir un intérêt pour le libre. J’ai déjà roulé sous Linux et j’utilise plusieurs outils issus du libre. C’est peut-être mes quelques années dans le domaine de l’informatique (programmation) qui ont eu cette influence. Un autre exemple est l’Intranet de notre milieu qui fonctionne sur une plateforme WordPress/Buddypress que j’ai mise en place. Cette dernière permet facilement le partage et la communication à l’interne. Tout ça sur une plateforme issue du libre et complètement gratuite. Je serais tout de même curieux d’approfondir les possibilités afin d’en faire bénéficier mes collègues, entre autre pour tenter de favoriser une utilisation bidirectionnelle.


Objectif #4

Édifier une communauté francophone des ressources éducatives libres qui assurera à la fois une veille stratégique dans le domaine ainsi que l’assurance d’un accroissement renouvelable de la capacité francophone en la matière.

Parmi tous les objectifs, je crois que c’est celui qui me touche le plus, et je crois que c’est parce que c’est celui où j’ai le plus de facilité à me projeter. En effet, lorsque l’on parle de ressources éducatives libres en lien avec mon milieu, que ce soit des situations pédagogiques, activités, projets, etc., je demande à voir. Je crois en fait que tout est à créer et ma participation à ce cours va aussi dans ce sens. Chaque enseignant oeuvrant auprès d’EHDAA fait des merveilles en classe et crée une grande partie de son matériel. J’aimerais pouvoir créer une communauté d’apprentissage permettant aux professionnels avec ces mêmes préoccupations de pouvoir regrouper ces fabuleuses forces. J’espère d’ailleurs pouvoir trouver des pistes dans le cadre de cours. En effet j’aimerais pouvoir créer une sorte de communauté d’apprentissage en lien avec mon champ d’expertise, les EHDAA. Il est certain que l’intention formulée dans cet objectif est plus globale, mais je ne vois aucune contradiction avec ma propre initiative, j’y vois même une complémentarité. La mise en réseau de différentes communautés, chacune avec son champ d’expertise particulier et ses éléments complémentaires avec les autres communautés, pas mal non?

Ha et si vous connaissez déjà une telle communauté, faite moi signe… Cela m’épargnera un temps fou!

Il est de ces manies … #CLOM_REL (Billet 1)

Une des critiques qui m’est parfois formulée (et complètement justifiée) est mon éparpillement. J’ai effectivement un problème de gestion de mon temps, de mon espace de mon propre moi-même. En même temps, je ne veux pas complètement me départir de ce côté puisque c’est aussi une façon pour moi d’avancer. Mon carburant si vous préférez. Bref, une question d’équilibre (comme d’habitude)

Alors, l’éparpillement … façon parfois mignonne de parler de procrastination, mais ce n’est pas nécessairement le but de ce billet (on y reviendra, croyez-moi). En fait, c’est plutôt un face palm en ce superbe mardi matin en prenant mes courriels. Voyez-vous, ici c’est relâche. Enfin, pour les enseignants et les élèves. Perso, je suis au boulot à avancer certains dossiers, dont mon devis de recherche qui est plus que dû. Lire ici : je suis très occupé. Et lorsque l’on a tendance à s’éparpiller, je vous le demande, qu’est-ce que l’on a tendance à faire lorsque l’agenda est plein? On en ajoute une couche!

Alors, dans mes courriels ce matin: le premier bulletin d’informations du MOOC REL2014 (CLOM en français, j’aurai toujours bien appris ça!). Ha oui tiens … je m’étais inscrit à ça … (insérez ici le dit face palm).

Je tenterai donc du mieux que je peux de participer. Mon but principal de participer à ce CLOM (je dois m’habituer au terme…) est double : participer à mon premier MOOC (euh, CLOM) et apprendre davantage sur le sujet des ressources éducatives libres. Je crois effectivement que nous aurions tout à gagner à partager davantage nos ressources et cesser de recréer la roue chacun dans son aquarium. Un cours sur les médiums afin de faciliter ceci? Je prends!

Pour débuter, je vais plutôt cerner ce sur quoi je vais me concentrer et la couleur que je vais apporter à mes contributions. Je suis conseiller pédagogique pour une école oeuvrant auprès d’élèves présentant des incapacités intellectuelles légères. Mon intérêt réside donc principalement dans les ressources pouvant s’arrimer à la réalité de l’intervention auprès des élèves handicapés ou présentant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage; EHDAA dans le jargon québécois, expression de j’utiliserai dans tous les autres billets. Ma contribution comme participant se trouvera donc dans ces derniers, ainsi que sur Twitter via #CLOM_REL.

Dans les prochains billets, je tenterai de m’approprier les différentes trouvailles liées à ce cours. 

 

#Clair2014 (billet 1) : Identité professionnelle décomplexée

Bonjour!

Je commence l’écriture de ce billet mardi 4 février, quelques jours après mon retour de l’évènement Clair 2014. Pour l’instant, j’ai l’intention d’écrire un total de trois billets chacun portant sur une thématique bien précise soit : réflexion sur l’identité professionnelle (#1), le changement en éducation (#2) et un résumé d’exemple d’outils, d’activités ou d’approches à mettre en pratique (#3). En espérant que vous y trouviez chaussure à vos pieds, Cendrillons de l’éducation que vous êtes (tiens tiens, note à moi-même, ça pourrait être le sujet d’un autre billet ça …)

Alors, identité professionnelle décomplexée, qu’est-ce que je veux dire par là. Enseigner est un acte professionnel, chaque décision et geste sont ancrés dans les connaissances et compétences liées à notre corps de métier. L’intuition, pour faire plaisir à certains, fait évidemment partie de notre travail, mais elle reste basée sur l’identité professionnelle que l’on s’est forgée à force d’expérience et d’enrichissement professionnel (formations, lectures, échanges, etc.). C’est la trame de base de l’éternel débat sur la question « l’enseignement est-il une science ou un art ? ». Franchement, je n’ai pas envie de m’y attarder aujourd’hui, ce n’est pas le sujet de mon billet. Cette question reste tout de même très intéressante, on y reviendra peut-être dans un futur billet.

Donc, où en étais-je …. oui, l’identité professionnelle décomplexée …  Nous partageons un langage, des expériences, des échecs, des réussites, etc. Évidemment, ces derniers diffèrent d’un milieu à l’autre, d’une personne à l’autre, d’une culture à l’autre…  et parfois, partager ses idées, ses enthousiasmes, etc. peut être difficile. En éducation, on a parfois l’impression de vivre des chocs culturels. Vous savez, quand on visite un pays, on s’étonne parfois de certaines coutumes et cet étonnement va parfois jusqu’au choc. On peut tendre la main, tenter de comprendre, s’approprier les règles étrangères, ou bien on peut se fermer et se centrer sur ses propres schèmes, notre zone de confort quoi. J’ai donc parfois l’impression que c’est un peu la même chose en éducation. On vit certaines choses, on fait certaines découvertes, on veut les partager et … on a l’impression d’arriver d’une autre culture! On ne parle pas le même langage, on n’a pas les mêmes référents. On se sent comme un étranger en son propre pays! Et loin de moi l’idée de pointer un doigt accusateur vers mes collègues, elles font un travail remarquable avec des jeunes tout aussi exceptionnels. C’est à moi de tenter de comprendre, de tendre la main … de sortir mon dictionnaire de poche! 

Alors voilà, j’en viens finalement au coeur du sujet de ce blogue, ce que les évènements comme Clair m’apportent en lien avec cette identité professionnelle. À Clair, je ne suis pas étranger, je suis chez moi. Je parle sans filtre de l’éducation, sans tenter de modifier mon discours afin de le rendre compréhensible. Nous avons les mêmes référents. Et si j’ai des idées un peu trop folles, aucun éteignoir n’est à l’horizon, il n’y aucun « oui, mais », seulement « oui, et ». Quand on me parle de Ken Robinson, je sais de qui il s’agit. Quand on me parle d’école de demain, je pense à Nancy Brousseau. Quand on me parle de classe TIC (mais surtout démocratique), je pense à la iClasse de Pierre Poulin et François Bourdon. Quand on me parle de nouvelles écoles ou de nouvelles classes, je pense à différents mobiliers que j’ai vus et qui sont modifiables au besoin en fonction du moment, je pense à des écoles qui n’ont pas été construites en fonction de l’expérience scolaire personnelle de l’architecte, mais bien à partir des besoins des acteurs du milieu. Tableau vert? C’est bien, c’est pratique, mais on peut faire tellement mieux! Même chose pour le TBI, désolé, mais bâtard que la surface est petite!! Pourquoi pas un projecteur interactif avec un mur IDEAPaint? C’est moins cher en plus … Avec des commentaires aussi dithyrambiques, vous pourriez souligner un certain aveuglement… Je suis effectivement sensible à tout ce qui tourne autour des technologies et je peux m’emporter facilement, j’ai le « piton » d’enthousiasme facile. Par contre, est-ce que prends tout ce qui est dit par les différentes personnes nommées ici comme « du cash ». Non et re-non. Les TIC ne sont pas une fin en soi et doivent être au service de l’élève et non l’inverse. Il faut aussi toujours faire attention aux généralités et raccourcis, personne n’est à l’abris, mais est-ce une raison pour accepter le statu quo pour autant? Que non.

Ceci dit, j’ai la chance de travailler dans un milieu ou la direction et mes collègues sont ouvertes et prêtes à expérimenter. Reste que je dois quand même parfois sortir mon dictionnaire de poche, question de revenir à ma première analogie. Ce n’est malheureusement pas le cas pour tous… Mais en effet, quand on n’arrive pas à mettre suffisamment d’argent dans les infrastructures pour éviter un fiasco autant sanitaire que patrimonial, peut-on s’en étonner?

Les vieux amis (En route pour #clair2014)

Bonjour!

Premier billet sous mon nouvel hébergement. J’ai eu envie de faire changement, relancer la bibite bloguèsque sous un domaine bien à moi (gpayette.com). Le faire en prévision de l’évènement Clair2014 semblait pour moi un objectif intéressant, m’apportant réflexion et surtout, date de tombée. Ne soyons donc pas trop surpris que mon départ pour le Nouveau-Brunswick soit dans quelques heures … rien de nouveau sous le soleil, les deadlines et moi n’avons jamais été de très grands amis.

Clair2014, pour les « ceuzes » qui ne connaissent pas, est un évènement qui en est à sa cinquième itération et qui regroupe plusieurs personnes du milieu de l’éducation de rôles variés et qui ont comme caractéristiques en commun d’être passionnées par l’éducation et être très intéressées par les technologies, considérant généralement que ces dernières représentent un outil emballant pour l’école d’aujourd’hui. Ou comme dirait l’autre, l’école de demain.

Pour ma part, ce sera ma troisième visite dans cette école du Nouveau-Brunswick qui a pour particularité d’avoir fait le saut technologique il y a plusieurs années déjà grâce, entre autres, à son directeur de l’époque. En plus de pouvoir partager avec les élèves et les observer dans l’action (robotique, studio de télé, radio étudiante, intégration d’outils TIC en classe, etc.), l’évènement vient avec son lot de conférenciers passionnants. Je n’ai personnellement jamais été déçu par le passé où j’ai pu assister à des conférences de Stephen Downes (2012), Ron Canuel (2012) ou Mark Prensky (2010) par exemple. Cette année, avec le spécialiste de la gestion du changement, Michael Fullan, la directrice de la FEEP Nancy Brousseau ou le toujours pertinent Jacques Cool, je crois que le cru 2014 sera encore à la hauteur de mes attentes.

En parlant de Jacques Cool, ça me fait surtout penser que pour moi Clair, il s’agit par-dessus tout de rencontres. J’ai eu l’occasion de rencontrer Jacques à quelques reprises lors de ces évènements (et autres) et ce fût toujours des discussions passionnantes. Même plaisir pour Sylvain Bérubé, Mario Asselin, Anick Sirard, Patrick Giroux, Marielle Potvin (mon lift en 2010!) et les dizaines d’autres que je passe sous silence si je veux bien aller me coucher. On fait de nouvelles rencontres, on discute « en vrai » avec notre réseau Twitter et pour une raison que j’ignore, ça me donne toujours l’impression d’aller voir de vieux amis.

En fait, en gros c’est un peu ça: je m’en vais parler éducation et technologie pendant deux jours au Nouveau-Brunswick avec de vieux amis. Sympa non?

À demain 🙂

Guillaume